JOAQUÍN MOYA

Installé en tant que paysan depuis 8 ans, Joaquín a retrouvé ses racines agricoles après une carrière d'économiste et un engagement dans la politique. Convaincu des bienfaits de l'agriculture biologique -parmi d'autres activités- pour lutter contre le changement climatique, protéger l'environnement et favoriser la durabilité, Joaquín a en quelque sorte mis en application ses valeurs sur le plan personnel et agricole de la même façon qu'il le faisait avant dans ses activités politiques. 


Dans la région d'Alicante, à Bigastro exactement, il produit des agrumes sur 6 parcelles totalisant 3,5 hectares : 1 ha de citronniers (30000 kg par an), 1 ha d'orangers Navel et autres (7000 kg par an) et 1,5 ha de mandariniers (5000 kg par an). 


Joaquín cultive sur une terre sédimentaire et alluvionnaire, sur le dernier tronçon de la rivière Segura. C'est que zone inondable sous un climat méditerranéen, ce qui en fait une terre agricole depuis de très nombreuses années et l'agriculture une activité économique essentielle aux côtés de a construction. Aussi, dans ce contexte socio-économique, pour développer une activité de défense de la nature, il faut encourager l'agriculture biologique pour des raisons tout autant environnementales qu'économiques, dans la mesure où les prix pratiqués permettent de soutenir l'activité agricole et où le modèle de commercialisation défend le petit producteur.

Odoo • Texte et Image

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“Je suis retraité, je travaille au jour le jour, le long terme ne me convient pas tellement. J'aime pratique en tant qu'agriculteur bio, innovant en empruntant les méthodes traditionnelles que la modernité et la Révolution Verte ont tenté d'éliminer, utilisant des intrants naturels comme la farine de roche, la bouse de vache que nous offre la nature. Je m'efforce aussi de transmettre tout ça aux agriculteurs du coin pour convertir l'agriculture conventionnelle vers l'agriculture biologique et d'encourager la consommation de produits agricoles naturels et transformés bio. Contre les ravageurs, Joaquín s'appuie des auxiliaires de culture et des plantes qui attirent les insectes nocifs. Il traite les maladies au moyen de micro-organismes spécifiques comme Champignon Trichoderma et Bacilus Subtilis.”

Les adventices (dites "mauvaises" herbes) font en réalité partie de la culture principale. A l'automne, je cultive des engrais verts afin de limiter le développement des adventices, ils servent aussi d'abri pour la faune auxiliaire. Restant intacts jusqu'au printemps, les engrais verts sont en été broyés et mélangés au sol avec du fumier préalablement épandu. Place ensuite au désherbage plus tard dans l'été. Et à l'automne, le cycle annuel redémarre !


Joaquín fait peu de traitements, un ou deux dans l'année si les attaques de ravageurs (pou et araignée dans les citrons et les clémentines) sont nombreuses et persistantes. Il utilise alors l'huile de paraffine, l'huile de Neem, du soufre liquide et parfois de la terre de Diatomée. 


Il s'initie aux principes et pratiques de l'agriculture régénératrice des sols, et protège et fertilise ses terres à travers l'apport de fumier, de matières organiques, l'utilisation de micro-organismes du sol (mycorhizes, bactéries).


Joaquín a choisi de maintenir des vergers d'agrumes existant pour des raisons économique et commerciales, mais se tourne de plus en plus vers des variétés anciennes d'agrumes, dont certaines sont en voie de disparition, ne correspondant pas aux standards du marché. Il a ainsi récupéré plusieurs variétés : l'orange blanche, l'orange berna (à jus), l'orange sucreña très peu acide, l'orange sanguine, le citron sanguin, le citron doux, la bergamote, etc. Bien que la production représente peu, c'est un pari pour l'avenir, sauver ces variétés de la disparition.

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